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Dans les rubriques listées dans le menu de gauche, vous trouverez la liste de nos articles séparés en 2 catégories (Agriculture/Culture et tradition), la présentation de notre projet, la carte indiquant où nous sommes allés, et quelques albums photos. Le projet Paysandins'tour est terminé depuis un certain temps maintenant, mais les articles postés sur ce blog restent pertinents pour tous ceux qui comme nous sont passionnés par la culture et l'agriculture des Andes Centrales.

 

Bonne visite et bonne lecture.

 

Hasta luego !

Mardi 23 février 2010 2 23 /02 /Fév /2010 22:09

Cajamarca, 6 février 2010


De retour à Cajamarca, nous rencontrons Pablo Sanchez, ancien professeur à la faculté d'agronomie de Cajamarca et directeur d'ASPADERUC (Asociacion PAra el Desarrollo Rural de Cajamarca).

 

Il commence par nous expliquer qu'ici dans la Sierra la gestion de la ressource en eau est une question cruciale pour l'agriculture. En effet, le reseau hydrographique souterrain est peu fourni et la plupart des cours d'eau ne sont  alimentés que par les pluies. Pendant la saison sèche, beaucoup sont donc à sec, et le manque d'eau rend l'agriculture très difficile.

 

L'origine de ce problème remonte à l'intoduction par les colons espagnols de bétails européens : bovins, chèvres, moutons, chevaux. Ils se sont très bien acclimatés et reproduits, finissant par provoquer un surpaturage et la disparition du couvert végétal. Sans couvert végétal suffisant, l'eau ruisselle le long des pentes, ne s'infiltrant pas et érodant le sol. Le réseau hydrographique souterrain n'est donc plus alimenté.

 

Aprés ces explications Pablo Sanchez nous a emmené visiter la ferme modèle de Mayo Negro sur les hauteurs de Cajamarca, où est mise en place une gestion consciencieuse de la ressource en eau (selon les « 3 R » du sommet de Rio : Reduire la consommation, Réutiliser, Recycler).

 

 Avec Pablo

 

La ferme, sur cinq hectares en pentes, est organisée de la façon suivante :

 

  • En haut, foret d'eucalyptus plantée sur terrain rocailleux ou rien ne poussait. Sous les eucalyptus s'installent facilement une vegétation basse de bryophytes (mousses).
    La parcelle de forêt est parcemée de petits canaux qui récupèrent les eaux excédentaires pour les diriger vers des reserves artificielles (en terre imperméabilisée a l'argile ou en beton).
  • En dessous de la forêt on trouve une pinède bien aérée, le principe ici est d'avoir une couverture arbustive éparse, assurant un maintien du sol mais laissant bien passer la lumière car le sol est couvert de petits plantes fourragères, graminées et autres. Sur cette prairie, le but est de faire patûrer des camélidés ou des ruminants.
    Les bois et prairies servent de zones de captage ou plutôt de récupération des eaux de pluie. Au lieu de la laisser ruisseler, ils permettent son infiltration dans le sol, reconstituant le réseau hydrographique souterrain et les sources. L'eucalyptus et le pin ne sont peut-être pas les meilleures espèces pour restaurer la fertilité des sols, mais ils se développent bien dans la région et sont peu exigeants en terme de sol, et permettent donc un reboisement efficace.
  • Enfin, sous la prairie, des andenes, ou terrasses cultivées utilisées par les Incas, empêchent l'érosion des sols et facilitent l'exploitation des champs par réduction de la pente. L'eau retenue dans les reserves plus en hauteur, canalisée jusqu'aux parcelles, permet une irrigation par aspertion avec la simple force de pression. Ce système de terrasses avec irrigation augmente la productivité, permettant de nourrir une famille de 5 personnes et de vendre des excédents de production.

 Mayo Negro


L'habitation des paysans se situe entre la zone des prairies et les terrasses cultivées, et sa gestion de l'eau est également pensée pour économiser l'or bleue :

  • L'eau de pluie du toit de la ferme est récupérée pour laver la vaisselle et le linge (comme elle est peu oxygénée, elle blanchit mieux) mais n'est pas adaptée à la consommation humaine, car déminéralisée.
  • Des forages permettent de capter une eau potable ou de bonne qualité pour le moins, qui sert donc à la consommation humaine.
  • L'eau de lavage est récupérée et stockée à l'air libre, l'action du soleil permettant de neutraliser un peu les produits de lavage. Cette eau (appelée eau grise) est utilisée pour arroser ce qui n'est pas alimentaire: luzerne pour les cuyes, fleurs... le savon contenant du potassium et le détergent du phosphore, à ces faibles doses, sont des fertilisants.

Par ailleurs, les dechets verts sont conservés pour être transformés en compost (ça prend 6 mois, une fois mélangés avec de la chaux et du fumier). L'apport de compost au sol améliore considérablement sa qualité, les sols présents ici étant souvent pauvres et acides.

Seul bémol que l'on a pu constater, ici comme à Cospan d'ailleurs, on retrouve quelques déchets (boite de conserve, bouteille plastique...) à terre autour des habitations.
 

L'autre idée importante de cette ferme modèle est de diversifier les sources de revenu. En plus de la vente des produits agricoles excédentaires, la place prépondérante donnée à la forêt permet une rentrée d'argent : récoltés au bout de 15-20 ans, les arbres seront vendus comme bois de chauffe et bois de construction. Par ailleurs l'eucalyptus étant une espèce mélifère, cela permet d'installer des ruches et de récolter du miel. Un four à poterie a également été construit pour vendre de l'artisanat. Enfin, un autre bâtiment abritant un café et des chambres à louer avec vue sur la vallée de Cajamarca est en consrtuction pour acceuillir les touristes et faire visiter la ferme.

 

A Mayo Negro il y a en tout 3 hectares de foret-prairie et deux hectares de cultures. Plus loin à Granja Porcon, à quelques kilomètres de Cajamarca, il existe un site de 12000 ha  organisé sur le même principe, qui suit la répartitionition suivante : 8000 ha de foret, 3000 de prairie et 1000 de cultures.

Par Paysandins'tour d'après les notes de Bertrand Noiret - Publié dans : Le projet, côté agriculture
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Mardi 23 février 2010 2 23 /02 /Fév /2010 21:34

Au Pérou, le carnaval se déroule les 3 semaines précédents le carême. Et Cajamarca acceuille le plus grand carnaval du pays. Ainsi tous les soirs, les gens se retrouvent sur la place de la ville pour faire de la musique avec des percussions (tambours, grosses caisses, …), par petits groupe, en chantant et en buvant des bière et surtout, du calientito (alcool de canne avec du jus de fruits de la passion chaud). Comme il y a de nombreux petits groupes, l'ensemble ressemble vite à du bruit, mais l'ambiance est très conviviale.

La fête gagne en intensité chaque fin de semaine avec les différents quartiers qui viennent défiler en fanfare autour de la plaza de Armas les samedi après-midi. Et le soir, se retrouve encore plus de monde, pour faire plus de bruit, plus longtemps, jusqu'à 6h du matin.
Carnaval

La fête bat son plein pendant toute la dernière semaine du Carnaval (du 10 au 16 février), avec les élections des miss Carnaval (= miss Cajamarca) d'âges diffèrents, des concerts dans les rues le soir, le défilé des quartiers de la ville autour de la place un jour et en périphérie de la ville un autre jour, et surtout … la BATAILLE D'EAU GEANTE !

En effet, le dernier samedi a lieu dans toute la ville, une bataille d'eau et de peinture. Le principe est que les filles arrosent les garçons et les garçons arrosent les filles. Evidemment, les enfants ne connaissent pas cette règle et les gringos (touristes blancs) comme nous sont des proies faciles et très prisées. L'espace d'une journée, il y a donc de nombreuses embuscades dont il faut se méfier quand on se ballade dans Cajamarca. Et mieux vaut prévoir le poncho de pluie pour aller voir les défilés suivant le jour de la bataille d'eau car on est jamais à l'abri d'une bombe à eau perdue (ou pas).

Contrairement à notre carnaval hexagonal, les gens ne se déguisent pas. Seuls ceux paradant pour leur quartier revềtent de magnifiques déguisements en accompagnant leur fanfare et leur miss.

Après ces festivités, la ville retrouve sa tranquilité et la nuit redevient calme.

Par Paysandins'Tour - Publié dans : Cultures et traditions
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Mardi 23 février 2010 2 23 /02 /Fév /2010 20:17

1ère visite : du 31/01 au 4/02/2010

Au cours de notre participation au projet Cospan 2010 de l'association APN, nous nous sommes rendus à Cospan, village de 500 habitants, situé à 2400 m d'altitude. Pour s'y rendre, de Cajamarca, nous avons fait 4 heures de route, dont 3 de pistes aux nombreux virages le long de versants plus ou moins escarpés ; serrés à 4 sur la banquette arrière du pick-up de Monsieur le maire.


Vue sur le village de CospanCospan lien vers l'album photo de Cospan

Cette excursion est pour nous l'occasion de découvrir notre premier village des Andes. Nous découvrons alors une agriculture vivrière. Tous les habitants sont agriculteurs, pour vivre, pour s'alimenter. Les paysans rencontrés sont souvent très acceuillants et discutent volontiers, surtout les femmes ; ce qui nous a permis de beaucoup apprendre sur leur agriculture.

Les principales cultures cultivés sont le maïs, le blé, la patate, le manioc, ainsi que différents légumes tels que des pois, des haricots, des lentilles, du choux, du chiclayo (sorte de grosse courge jaune) ainsi que différents fruits tels que des citrons, des pommes, des avocats, des fruits de la passion, des chirimoyas.

Toutes leurs semences sont autoproduites sauf celle de pomme de terre. Ils n'achètent des fertilisants et des pesticides que pour les pommes de terre et le maïs.

Les seuls bénéfices qu'ils arrivent à dégager sont obtenus grâce à la vente de quelques cultures excédentaires (pommes de terre, maïs) et de viandes (moutons, vaches, chèvres, cochons d'inde) ou produits laitiers (caillé).

Les autres animaux rencontrés sont des volailles (poules et dindons), des porcs, et des chevaux et des ânes de bât. En effet, la majorité des habitants ne possèdent pas de véhicule et il n'y a pas de mécanisation du travail agricole. Pour transporter leur production ou se déplacer, c'est à cheval ou à pieds, en tirant leur âne chargé. Le labour, sur ces pentes abruptes se fait à l'araire : pièce de bois tractée par 2 taureaux.

 

Les nombreux bois d'eucalytpus entourants le village sont exploités comme bois de construction et bois de chauffe.

A part quelques bâtiments officiels (centre de soin, collège et nouvelle mairie) toutes les habitations sont construites en « adobe » : briques fabriquées à partir d'un mélange de terre argileuse et de paille  cuites au soleil.

 

Sur le district de Cospan, l'altitude varie de 800 m à 4500 m, ainsi les cultures diffèrent en fonction de l'altitude. Les feuilles de coca que chiquent les agriculteurs sont par exemple cultivées dans les parties basses du district. Au Pérou, chiquer la coca est une tradition et permet de lutter contre la fatigue.

 

Lors de cette première visite à Cospan, la saison des pluies se faisait attendre. En effet, l'agriculture ici est très dépendante de la pluie et la gestion de la ressource en eau est une question cruciale. Pour essayer d'y répondre, un canal a récemment été construit, mais sans penser au préalable à comment utiliser l'eau ainsi acheminée.

Par Paysandins'Tour - Publié dans : Le projet, côté agriculture
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Mercredi 13 janvier 2010 3 13 /01 /Jan /2010 21:13

Après un jour et demi de voyage, nous sommes arrivés à Lima (capitale du Pérou) hier, mardi 12 janvier.
Nous avons déjà eu un premier aperçu des Andes puisque nous les avons suvollées en avion en arrivant.

 

Vue de l'avion 

 

Avant de commencer notre projet nous nous immergeons dans la culture péruvienne et améliorons notre espagnol en participant durant un mois et demi au travail de l´association AgroPerùNiños (http://agro-peru-ninos.neuf.fr/). Son objectif est de mettre en place une formation technique en agriculture dans le collège de Cospan, petit village de la région de Cajamarca, dans la cordillère des Andes, au Nord du Pérou.

 

Le début du projet Paysandins´tour en lui même est prévu pour fin février. D'ici là nous essaierons de vous faire partager nos premières impressions sur la culture andine.

 

Hasta pronto !

Par Paysandins'Tour - Publié dans : Le projet, côté agriculture
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