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Cultures et traditions

Dimanche 4 avril 2010 7 04 /04 /Avr /2010 11:49

Nous nous excusons d’avance pour l’absence de photo illustrant cet article, mais nous n’avons pas voulu, par respect pour la communauté et ses traditions, prendre des photos de l’évènement, à tort puisque nous avons ensuite eu l’accord du président de la communauté, mais la nuit était déjà là. Nous allons donc essayer de décrire autant que possible ce que nous avons vécu.

 

Située á 3900 m d'altitude, la communauté quechua de San José de Aymara fête, depuis 49 ans maintenant, la fondation officielle de la communauté. On est ainsi arrivé dans la communauté le 19 mars, jour de cet anniversaire. Toute la matinée est alors consacrée à la préparation des festivités.

Différents petits groupes s’affèrent :

Des femmes, essentiellement, préparent les soupes à base de poulets, de légumes et d’herbes.

Des hommes applanissent le terrain en chantier sur lequel va se dérouler l’évènement et installent les différents équipements (électricité, sono,...).

D’autres hommes préparent la Pachamanca.

 

Pour assister a la fete, les gens viennent des communautés voisines, de Pazos, la capitale du district, et même pour certains de Huancayo, ville la plus proche. Plus de 500 personnes sont attendues selon les autorités, ... environ 200 personnes étaient là, selon les gringos.

 

A 14h, les festivités peuvent commencer.

Tout d’abord le prêtre (le padre) lit la messe et bénit le village en aspergeant notemment le sol devant lui d’eau bénite à l’aide d’une grande tige de fleur.

La fanfare joue ensuite quelques musiques entraînantes avant d’entonner l’hymne national. Vient ensuite le moment des discours : le présentateur, le président de la communauté, le maire, le représentant de Huancayo, la directrice de l’école, l’autorité femminine de la communauté, ...

Le repas peut enfin avoir lieu. La soupe et la Pachamanca nous sont servies par les organisateurs. Une fois rassasiés, les spectacles commencent.
Les différentes sections de l’école primaire font des danses traditionnelles en tenues toujours très colorées : danse du carnaval, danse représentant l’époque du semis, danse en l’honneur de la vache et de son lait, ... ; puis alternent danses libres, morceaux de musique de la fanfare, morceaux joués par un groupe de musique. Le tout avec un verre et une bouteille de bière qui tournent, par petit groupe, toute l’après-midi.

Aprés la tombée de la nuit, vers 20h, c’est le moment pour couper les “montes”.

Un “monte” est un arbre (un eucalyptus ici en l’occurence), coupé et replanté sur le lieu de la fête et décoré de ballons de baudruche pour l’occasion.
La fanfare se poste donc à côté de l’arbre et on danse, en couple, en tournant autour de l’arbre tandis que le maître de cérémonie choisit un couple en lui tendant un rameau d'eucalyptus. Après avoir dansé avec la hache autour de l’arbre, l’homme puis la femme lui assènent 3 coups de hache chacun. Les couples se relaient ainsi à tour de rôle jusqu’à ce que l'arbre soit abattu. On se précipite alors pour éclater les ballons restants.

Il y a ainsi 3 “montes” à abattre. Cette tradition porte chance à la communauté pour l’année à venir. Les couples ayant abattus les arbres sont responsables de l’organisation du prochain anniversaire. C’est ainsi qu’Hugo à la lourde responsabilité de participer à l’organisation du cinquantième anniversaire ...

La fête reprend ensuite son cours, les gens dansent aux rythmes du groupe de musique à l’intérieur ou de la fanfare à l’extérieur, tout en buvant de la bière ou du calientito (mélange d’alcool de canne à sucre et de jus de fruit, chauffé).

 

A 22h, nous nous éclipsons de la fête, fatigués, mais certains sont restés jusqu’à 6h du matin …

La prochaine fête de la communauté aura lieu en mai, à l’occasion de la grande récolte des pommes de terre. Tradition et agriculture ne font alors qu’un. Nous espérons pouvoir assister à cette fête, mais … en Bolivie. Et cette fois, nous serons plus prudent avec le mélange alcool-altitude.

 

Par Paysandins'Tour - Publié dans : Cultures et traditions
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Dimanche 4 avril 2010 7 04 /04 /Avr /2010 11:42

C'est le nom d'un plat typique du centre du Pérou, le plus souvent á base de porc et de pommes de terre. D'abord des pierres et des briques sont chauffées en les disposant autour et dedans le foyer d'un feu. Une fois brulantes, on les retire du foyer.
On verse alors les patates dans les braises, puis on ajoute les piéces de viande (du porc ici), intercalées avec les pierres brulantes. Le tout est enfin recouvert de sacs de patates vides puis d'une bonne épaisseur de terre bien tassée. Le four est alors pret, Il n'y a plus qu'á attendre 1h30-2h00, que ca cuise.
Le Pachamanca se fait aussi avec d'autre viande que le porc, comme du poulet, du mouton ou des cochons d'inde ... elle se fait parfois même sans viande.

 

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Dimanche 4 avril 2010 7 04 /04 /Avr /2010 11:38

 coca

 

 

Dans les villages reculés des Andes, quasiment toute la gente masculine que vous pourrez croiser aura une joue gonflée ce qui vous rendra la compréhension difficile. Beaucoup d’hommes machouillent régulièrement, un peu comme un chewing-gum, une boule de feuilles de coca.

Cette pratique, en plus d'être une tradition, permet de couper la faim et de lutter contre la fatigue. La coca est donc chiquée à l'occasion de fêtes ou lors du travail aux champs.

 

Les amateurs de la chique de coca, une fois la boule de coca formée dans leur joue, rajoute selon la région, soit de la chaux, soit de la quinoa torréfiée pour adoucir le goût amer des feuilles de coca. Apparemment, cela permettrait aussi de consolider la boule de feuilles et d'activer la coca.

   

Pour les touristes, la chique de feuille de coca est conseillée pour lutter contre le mal de l'altitude, notemment lors de randonnée.

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Mardi 23 février 2010 2 23 /02 /Fév /2010 22:52

 

Et oui, une des spécialité culinaire de Cajamarca est ... le cochon d'Inde (« cuy » en Espagnol). De nombreux restaurants le propose à la carte et c'est ici une viande de qualité, qui se vend assez chère. Le goût du cochon d'Inde se situe entre celui de la poule et du lapin. En plus d'être bonne, cette viande est riche en protéine. Elle était la principale source de protéine des civilisations précolombiennes. On trouve donc d'importants élevages de cochons d'Inde dans la région de Cajamarca.


Cuyes

Les cochons d'Inde sont également utilisés ici pour guérir les gens. Un soigneur trempe l'animal dans une potion puis le passe sur le corps du malade jusqu'à ce que le cochon d'Inde meurt. La croyance locale veut que, de cette manière, la maladie du patient migre vers le corps de l'animal. S'ensuit l'autopsie du rongeur. L'organe présentant une tâche de sang représente l'organe malade chez le patient, qui est maintenant guérit.

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Mardi 23 février 2010 2 23 /02 /Fév /2010 22:40

Dimanche 21/02/2010

 

Chaque dimanche après-midi, entre 50 et 80 personnes se retrouvent autour d'une petite arène pour assister à des combats de coqs, 4 heures durant. Les propriétaires des combattants se retrouvent d'abord au milieu de l'arène pour comparer leurs coqs, les peser et ainsi décider lesquels vont s'affronter. Un partie du public regarde, attentive en machouillant sa boule de feuille de coca, pour savoir sur quel coq elle va parier.

 Combat de coqs

 

Les coqs sont alors préparés en leur ajouter une pointe à chaque patte, le public peut alors de nouveau observer les coqs, se renseigner sur leur âge et leur niveau d'entrainement avant d'aller parier sur leur favori. Les propriétaires misent chacun 100 soles pour participer au combat. Le combat peut commencer …


Après les avoir un peu excité en les présentant l'un en face de l'autre, les coqs sont livrés à eux-mêmes au milieu de l'arène. Ils savent alors très bien ce qu'ils ont à faire : intimidation, coups de bec, ils se volent dans les plumes … De vrais combattants ! Les coqs disposent de 10 minutes pour venir à bout de leur adversaire. Parfois, un des coqs meurt au combat, ce qui vaut les applaudissements de la foule pour le vainqueur. Si on ne connaît toujours pas de vainqueur à l'issue des 10 minutes, on arrête le combat et les parieurs réupèrent leur mise. Les combatants suivants peuvent se préparer.

Bien que cette après-midi passée autour de l'arène fut agréable et ait satisfait notre curiosité, cette pratique n'en demeure pas moins cruelle et peu morale, allant à l'encontre de toutes les notions du bien-être animal. C'est bien pour cela que les combats de coqs sont illégaux en France...

Par Paysandins'Tour - Publié dans : Cultures et traditions
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